Quel CMS Open Source choisir pour un site internet ? (3369 lectures)

200905/03

la magie des CMSDe nombreux articles sur le web parlent des CMS (Content Management System) et tentent de lister les meilleurs d'entres-eux.
Mais très souvent, sauf quelques rares libres blancs, ces articles restent trop subjectifs et ne permettent pas d'établir une réelle comparaison des CMS Open Source.
Je vous propose ici une approche, subjective s'il en est, mais orientée utilisateur.

Avant-propos : cet article s'adresse à tous les décisionnaires d'entreprise qui sont amenés à choisir une solution pour leur projet internet : directeur informatique, directeur des systèmes d'information (DSI), chef de projet, développeur, webdesigner. Mais le fin mot de l'histoire reste le Client.
Il ne prétend pas être exhaustif, et certains n'y apprendront probablement rien de nouveau. Enfin il ne donne volontairement aucun classement des logiciels Open Source.

Qu'est-ce qu'un CMS ?

Posez la question à 100 développeurs ou professionnels du web, et vous aurez très certainement 90 réponses différentes.

La certitude, c'est que CMS est l'acronyme de Content Management System, soit en français Système de gestion de publication ou de contenu (par internet, ça va de soit).

En français déchiffré pour le grand public, un logiciel accessible au moyen d'un navigateur web, qui permet de gérer tout le contenu d'un site internet (textes, médias, ...), sans cumuler l'usage de plusieurs logiciels. 

A partir de cette définition, tout contenu qui peut par internet être créé, modifié, supprimé depuis une interface web peut être considéré comme un CMS.

Du blog au site d'entreprise en passant par un portail d'informations, un forum ou un site de vente de ligne, on devrait dans l'absolu parler de CMS pour tous ceux-là.

A chaque besoin correspond un groupe de CMS spécifique

On pourrait aller faire ses courses (alimentaires) en formule 1, ou vouloir faire un rallye avec la vieille DS de papa, mais ces outils sont-ils les mieux adaptés aux objectifs fixés ?

Ca peut paraître trivial pour certains, mais le mot-clé est outil. Et nous avons parfois trop tendance à considérer l'informatique comme un but et non comme un moyen.
Si le but d'un développeur, tombé follement amoureux d'un CMS (ça doit exister), n'est de voir que par lui, c'est son libre choix. Mais si un DI confiait à ce même développeur le choix d'une solution CMS Open Source pour la gestion d'un portail à très fort trafic et utilisant beaucoup de webservices, ce DI prendrait des risques non négligeables pour son client.

Un CMS n'est pas un but mais un moyen, un outil. 

Il n'existe pas une solution meilleure qu'une autre, mais plusieurs solutions en fonction du type de projet, des ressources humaines qui vont devoir travailler sur ce projet (pré et post-production), et évidemment du budget disponible. 

Un exemple très simple pour reprendre la métaphore de la voiture précédente, c'est celui d'un blog.
Inutile d'engager 20 journées/homme pour déployer un blog et choisir un CMS "trop compliqué", qui nécessitera peut-être même des compétences très spécifiques en terme de connaissance du produit.

Si vos besoins sont d'avoir un blog, il faudra s'orienter vers la famille des CMS de type blog, et déjà le choix se restreint beaucoup.

A l'inverse, si les objectifs sont de déployer un site de type portail, les besoins seront probablement d'avoir beaucoup de fonctionnalités inhérentes au CMS, de manière à éviter de les développer ou de les faire développer en sous-traitance.

Les évolutions souhaitées et programmées d'un site web doivent aussi être prise en compte dans le choix d'un CMS.
Le budget de départ d'un projet web peut faire parfois que des fonctionnalités ne seront pas activées au départ mais devront être prises en compte pour être activées (ou développées) puis intégrées au site dans un second temps.

Existe t-il des mauvais CMS ?

La réponse est oui. Mais la question n'est pas bonne...

Existe t-il des mauvais jours ? Existe t-il des mauvais restaurants ? Existe t-il des mauvaises agences web ?
La réponse est oui aussi, non ?

On le voit, tout est trop relatif à la problématique des besoins pour se permettre de tirer des conclusions.
Entre une formule 1 et une 2CV, laquelle arrivera à destination en premier ?
Et bien ça dépend bien sûr ! S'il faut passer par une piste forestière, avec 10 cm de boue, des cailloux de partout, je mise sur la 2CV, pas vous ?
Et pourtant on trouvera toujours des personnes qui sont persuadées que la formule 1 ira plus vite.

Comme on trouvera toujours des chefs de projet ou décisionnaires pour penser que tel CMS est meilleur qu'un autre, selon des critères relatifs qui n'ont pas forcément de sens pour les besoins du client, ou par manque de culture et d'expertises des CMS, voir parfois par mauvaise foi.

Comment évaluer la qualité d'un logiciel Open Source ?

La méthode courante

D'une manière très générale et répandue, l'évaluation de la qualité d'un logiciel/CMS Open Source suit un schéma très simple et rapide :

  1. Tout le monde en parle, testons-le.
  2. Est-il facile à installer ? Déjà à ce niveau, beaucoup de CMS ne franchissent pas le cap des tests d'utilisation.
  3. Est-il "convivial" ? Ca peut vous faire rire, mais vous n'imaginez pas l'importance que nous accordons à l'apparence dans notre société...
  4. Est-il simple d'emploi ? Que voilà une question délicate qui porte à bon nombre de débats partout sur le web.
  5. Existe t-il un support en ligne ? Un guide, un forum où on pourra poser des questions si on est bloqué.
  6. Est-ce que je peux faire moi-même la vidange où il me faut bac+15 pour faire des modifications ou je dois faire appel à un spécialiste à 100 €/heure ?

Cette méthode peut permettre dans certains cas d'éliminer d'office des CMS, sous réserve d'avoir en amont une méthodologie bien définie.
Par exemple, un développeur qui a bien configuré son fichier de configuration PHP (php.ini) pour activer tous les avertissements, warning et erreurs, pourra dès le lancement d'un logiciel l'abandonner selon le type d'erreurs renvoyé (variables non définies, ...).

Autre exemple. Untel ou untel a coutume d'utiliser toujours le même CMS. Un client lui demande un site avec des fonctionnalités spécifiques. Il faut vérifier si les modules/plugins existent, s'ils sont installables facilement et répondent aux attentes du client. Au moindre problème/bug il convient d'être vigilant, et peut-être s'orienter vers autre chose.

Mais cette méthode ne peut pas être utilisée par un non initié. D'ailleurs, le rôle du non initié devrait se limiter à l'usage et non aux tests.

Et surtout, cette méthode autorise tout le monde a dire tout et son contraire à propos d'un logiciel Open Source. Car les critères d'évaluation n'ont pas été définis précisément et répondent souvent à un choix subjectif.
Il ne doit pas être rare qu'un développeur/webdesigner ou autre choisisse d'ailleurs un CMS sur l'avis de personnes en qui il a confiance, mais pas sur la base de vrais tests.

On trouvera autant de développeurs/utilisateurs (sur les forums, blogs, ...)  pour préférer SPIP à Drupal, ou Drupal à Joomla ou Wordpress à Dotclear (etc). Par exemple. Mais combien parmi eux ont fait des tests de performances (tests unitaires, analyse de l'architecture, des conventions, ...), où se sont renseignés de l'existence de ces tests ?
On parle d'un module e-commerce pour Drupal, mais quels sites en production l'utilisent ?
Les bruits court (il faut avoir l'ouïe fine c'est vrai) que Wordpress est maintenant un framework ? Mensonge ou ignorance ?
Existe t-il des statistiques recensant la satisfaction des utilisateurs de CMS, autre que des professionnels du web ?
Autant de questions qui peuvent rendre complexe le choix d'un CMS.

Une méthode plus pragmatique et objective

Il existe une méthode conçue pour qualifier, sélectionner et comparer les logiciels open source, qui a été créée par QSOS.

méthode d'évaluation des logiciels open source

QSOS consiste en un processus itératif en quatre étapes :

  • Définir les données de référentiel (types de licences, types de communautés, grilles de couverture fonctionnelle par domaine, …)
  • Évaluer les logiciels selon trois axes principaux : couverture fonctionnelle, risques du point de vue de l’entreprise utilisatrice, risques du point de vue du fournisseur de services (expertise, formation, support). Chaque axe est constitué d’un certains nombre de critères. Par exemple, l’axe des risques entreprise comprend : la pérennité intrinsèque, l’intégration, l’adaptabilité technique, le niveau d’industrialisation et la stratégie du projet. Ces critères étant eux-même composés de sous-critères.
  • Qualifier le contexte spécifique d’une entreprise (ou d’un utilisateur) en effectuant une pondération des critères précédents.
  • Sélectionner et comparer les logiciels répondant aux besoins.

Ce processus génère des fiches d’identités de logiciel ainsi que des grilles de comparaison et de choix. La démarche par étape, les multiples critères d’analyse, et la métrologie définis par QSOS en font une méthode qui permet une évaluation objective et argumentée des logiciels libres précieuse notamment dans des phases amont d’étude d’opportunité de migration vers les logiciels libres ainsi que pour choisir une solution open source optimale dans un contexte donné.

Sources : www.qsos.org  

Les modules favorisent l'enrichissement d'un CMS

Qu'on les appelle modules, plugins, composants ou une autre dénomination propre à un CMS, ils contribuent très fortement à l'enrichissement d'un logiciel Open Source et à sa popularité.

Ces modules sont le plus souvent le fruit du travail de la communauté rassemblée autour d'un CMS. Ils constituent un processus de contribution naturel, favorisé par l'idéologie de partage du monde open source, qui permet au CMS de garder une bonne pérénité et de suivre les tendances du web (webservices, web 2.0, ...).

Le problème majeur des CMS réside dans la qualité et la fiabilité des ses modules.

Comment savoir à l'avance si un module, hormis le fait qu'il parait fonctionner correctement, est techniquement correct (propreté du code source, maintenance, consommation en ressources apache/php, sécurité, ...) ? On l'a dit, sans tests et analyse précise du module, le comportement revient à "faire confiance" à quelqu'un, ou alors attendre qu'un module soit suffisament déployé (sur plusieurs sites) pour en éprouver sa fiabilité.
Sur un module largement déployé, un bug ou une faille seront plus vite décelés et corrigés.

Pour un module type "widget" nuage de mots-clés, le risque est faible. Mais pour un module e-commerce de calcul de remise en fonction d'un code promotionnel, il devient un peu plus clair de regarder mieux ce module avant se s'empresser à le mettre en production.

De ce fait, on peut avoir des CMS bons, voir très bons part le noyau qui les compose, mais qui ont plusieurs modules défaillants, mal écrits, incompatibles d'une version à l'autre, etc. Mais ça, on ne le sait qu'à l'usage si on n'audit pas le code.

Le processus de validation et d'intégration  de modules sur le framework Zend est par exemple tout à fait remarquable. S'il est gourmand en temps, il présente l'avantage "d'éviter" la phase d'audit et de tests, comme le montre le schéma ci-dessous :

processus de validation d'un module chez Zend

 

Remettre le client au centre des préocupations

Si j'avais donné à ma grand-mère le volant d'une Ferrari Testarossa, il est très probable qu'on l'aurait retrouvé dans un arbre dès le premier coup d'accélérateur...

Lorsqu'un client définie ses besoins pour un site internet, il confie à un professionnel le choix d'une solution.
Les critères du client peuvent porter sur la facilité d'usage d'une solution pour des non-initiés à l'informatique, quitte à donner une formation sur le logiciel.

Il m'est arrivé de former des clients à l'usage d'un logiciel Open Source sur plusieurs projets. Mais si le client ne touche pas au site pendant plusieurs semaines ou mois, il a tout oublié et revient à la case départ. 

Quel est le rapport avec notre Ferrari ?

La demande est de vouloir une voiture qui va vite, très vite, qui est classe, très classe, mais qui se pilote facilement.
Si c'est mamie qui doit piloter, même avec 1000 heures de formation de conduite, il va falloir se faire une raison, elle n'y arrivera pas. Il faudra lui trouver un modèle qui va peut-être moins vite, qui est peut-être moins classe, mais qu'elle saura piloter bien plus facilement.

Et si mamie insiste elle qu'elle veut à tout prix la Ferrari, il ne reste plus qu'à lui trouver un chauffeur.

Donc à déléguer la gestion du site et de ses contenus à la sous-traitance.
La montée en charge des solutions Open Source fait même proposer par de nombreux organismes de plus en plus de formations spécialisées sur un produit.

Et l'on reparle de l'usabilité des solutions Open Source

Si une solution open source est destinée à être géré uniquement par le client sans intervention du prestataire, l'usabilité devient un critère aussi important que les fonctionnalités du logiciel.

L'usabilité, c'est la capacité, l'efficacité et la satisfaction avec lesquelles un groupe d'utilisateurs ciblés arrive à réaliser une série de tâches dans un environnement particulier.

Ainsi, un logiciel qui parait archi simple d'emploi à un développeur va paraître très complexe à un autre utilisateur, parce que son usabilité est très faible. On trouve des logiciels Open Source très populaires qui n'ont pas une bonne usabilité.
Je ne vais pas en donner la liste ici, sinon cet article va servir de défouloir à certains. Mais c'est en projet depuis un moment déjà et ça fera sûrement l'objet d'un projet article.

 

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Dernière modification : 06/03/2009

Catégorie : Développement PHP/MySQL - Framework - CakePHP - Standards W3C - CMS - Web - Logiciels Libres -

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Commentaires

1.  posté le 06/03/2009 par Pierre MARTIN

Bravo pour cet article qui présente les choses de manière objective et simple. Je profite de ce premier commentaire pour vous féliciter pour l'ensemble de vos activités.

Le fait de devoir évaluer un outil par rapport à un projet spécifique est entièrement vrai et nécessaire, cependant il y a actuellement les limites suivantes (d'après ma vision "non professionnelle" des choses) :
- les clients n'ont souvent pas une vision / connaissance suffisamment bonne des logiciels existants : ils se limitent donc au bouche à oreille (fut un temps, tout le monde souhaitait un développeur "Joomla!" pour l'équivalent de 2 pages statiques)
- les prestataires regardent avant tout si les CMS qu'ils connaissent fournissent les fonctionnalités demandées : cela évite d'avoir à se reformer sur une technologie (CMS) nouvelle, mais malheureusement cela conduit souvent à "utiliser un bazooka pour tuer une mouche" ou à utiliser des plugins non stables.

J'attends donc avec impatience votre article présentant la liste des principaux CMS, il serait d'ailleurs bien qu'elle soit aussi effectuée du point de vue "cas d'utilisation par l'utilisateur".

2.  posté le 06/03/2009 par Fred

Dans l'absolu, les clients ne devraient pas avoir à choisir la solution CMS.
Ils peuvent exiger d'avoir une solution open source, mais doivent déléguer le choix du logiciel à leur prestataire.
Le bouche à oreille, qu'on appelle le buzz sur internet, est une bonne chose, mais reste encore trop subjectif.
Je vais passer pour un obsédé des voitures, mais je vais continuer le parrallèle :
- un ami peut vous certifier que les BMW sont ce qui se fait de mieux, mais vous trouverez avec certitude autant de gens pour s'en plaindre (bruit, suspension, tout ce qu'on veut d'autre). Alors, vous écouterez aveuglément votre ami où prendrez d'autres avis avant d'acheter ?

Ensuite, il y a l'aspect économique que je n'ai pas évoqué en détail, mais qui reste réel.
Lorsqu'une agence web démarche un développeur/spécialiste de CMS, elle le fait souvent pour des choix économiques :
- chaque CMS ou presque a son système de template, et certains sont très délicats d'ailleurs pour l'intégration XHTML/CSS. S'il faut à chaque projet devoir chercher un nouveau spécialiste intégrateur, parce qu'on a changé de CMS, ça devient plus lourd à gérer (en terme de temps et de coût, un spécialiste -disponible- ne court pas forcément le web ),
- l'agence va favoriser (à tort parfois bien sûr) l'emploi d'un gros CMS car il permet une réduction des coûts et donc une augmentation des marges : coûts de déploiement, coût de formation, coût de support, coût de développement de modules, coût d'intégration html. Et on utilise ainsi ce que tu (entres utilisateurs de CakePHP, osons le tutoiement ;) ) appelles le bazooka pour tuer une mouche.
Mais bon, tout ça c'est du commerce, c'est un autre monde encore.

3.  posté le 06/03/2009 par Jean-Philippe Encausse

Bonjour,
Merci pour cet article

Une première question un peu "hors sujet" mais pourquoi cette obsession pour les CMS "Open Source" ?
- Le prix ? Faux de nombreux article on déjà démontré que les couts était similaires
- Les sources ? Faux les gens ne vont jamais aller voir les dixaine de millier de ligne de code d'un produit. Et ceux qui en ont la capacité ont aussi le temps et la capacité de décompiler les produits.
- La formation ? Faux OpenSource comme propriétaire ces logiciels nécessite une compétence.
- La communauté ? Faux, il existe des communauté dans ces deux mondes
-...

Ensuite, vous parlez de chauffeur, d'accompagnement mais les clients on souvent un budget fixe:
- QUID des évolutions futures ?
- QUID du support une fois le projet réalisé ?
Je me permet d'évoquer ces problèmes car dans le choix d'une solution il faut réfléchir sur du long terme et non sur la réalisation immédiate.

4.  posté le 06/03/2009 par Fred

@ Jean-Philippe

Le titre n'est pas "Pourquoi choisir un CMS Open Source ?" mais "Comment chosir un CMS Open Source ?"
Il n'y a pas d'obsession, c'est juste un sujet on va dire dans l'air du temps.
Il serait plus difficile de faire le même sujet avec des CMS propriétaires, non ?
D'ailleurs, n'utilisez-vous pas vous-même un CMS "Open Source" (ou qui se réclame des valeurs de l'open source) pour votre site, et ne travaillez-vous pas vous-même dans une société éditrice de CMS (J2EE peut-être, mais CMS) ?

Le CMS est un produit phare ; on connait assez bien le déploiement des CMS Open Source, d'où la raison de l'article, contrairement aux CMS dits propriétaires.
C'est un produit phare car il permet de faire du RAD (Rapid Application Development), et le temps est une des valeurs/constantes les plus recherchées dans les projets web.

La part de temps consacrée au contact commercial, à l'étude de projet et à la définition des besoins d'un client est souvent si importante qu'il reste ensuite très peu de temps pour la partie développement (je comprends aussi le design et l'intégration). C'est du moins une constante dans quasiment tous les projets sur lesquels j'interviens en sous-traitance, le temps est archi-compressé. Il faut ainsi trouver tous les moyens pour aller plus vite, la deadline étant déjà fixée.

Avec un CMS propriétaire, l'entreprise maîtrise son produit et sa chaîne de mise en production.
Avec un CMS Open Source, ce serait plutôt le client qui maîtrise la chaîne de production, car il peut sous-traiter à "n'importe qui".
Mais là encore, ce serait orienter le sujet sur les prestataires et pas sur les besoins du client. Encore un sujet à mettre dans les bacs. Et qui sent la poudre ! On en reparlera peut-être.

5.  posté le 06/03/2009 par Jean-Philippe Encausse

C'est la ou je suis un peu choqué,

Propriétaire ou OpenSource le temps de mise en oeuvre est le même voir plus rapide pour le Propriétaire dont les développements (même de plugins) sont encadrés. Il n'y a pas de magie ... si les couts de licence sont légèrement supérieur, les couts de services sont plus faibles.

Concernant la "compétence" il existe des SSII spécialiste dans les CMS OpenSource tout comme propriétaire. Dans les deux cas elles "achètent" une formation à leurs équipes (c'est d'ailleurs un des modèles économique de l'open source). Car "n'importe qui" ne peut pas mettre en oeuvre ces outils rigoureusement. Et dans les deux cas "les clients" ont accès à des supports de formation de développements, ...

Concernant l'accès au produit. Oui effectivement c'est plus simple de télécharger anonymement un produit OpenSource. Mais quel est l'intérêt d'être anonyme si c'est pour faire du business, d'interagir avec une communauté ?

Concernant "l'information" le monde du CMS est petit, le bouche a oreille fonctionne bien en France et des sites comme CMS Watch ou CMS Wire recensent bien tous les CMS.

A mon sens, il ne faut pas tenir compte que d'une catégorie de CMS pour conseiller le client. Maintenant je reconnais
- que le "buzz" de l'open source marche bien.
- que "n'importe qui" connaissant un minimum html + css peut vendre la mise en oeuvre d'un outil open source avec quelques mises en pages.
Mais est-ce que le besoin du client ? Est ce que le produit est scalable ? Les correctifs de bug ?

Enfin bref votre article est très intéressant mais je ne comprends pas l'usage du terme "Open Source" alors que ce que vous dites s'applique a tous les CMS.

Veuillez m'excuser pour cette "polémique" :) si vous avez besoin de pointeurs sur le sujet n'hésitez pas a me contacter.

PS: A titre personnel j'utilise un CMS OpenSource, a titre professionnel j'utilise un CMS Propriétaire.

6.  posté le 10/08/2009 par Mathieu

Bonjour.

Je sais que ce n'est pas un outil open source, mais est-ce que vous avez testé EasyWeb (http://www.faaroo.com) ?
A priori il me semble pas mal sur de nombreux points (accès facile, pas d'installation, nombreuses possibilités de création de pages), surtout vis-à-vis de solution opensource un peu difficile à installer et paramétrer avant d'arriver à en tirer le maximum. Pour une vision "utilisateur" je pense qu'il vaut le coup.
Qu'en pensez-vous ?

7.  posté le 18/08/2009 par Fred

@ Mathieu

Ce que je vois de fAArOO est à l'opposé de l'usabilité. Comment remettre cela à quelqu'un qui n'est pas geek ou développeur, c'est impossible.
Evidemment on sent qu'il y a beaucoup de techno derrière, à coup de drag and drop, d'ajax, mais l'usabilité est très proche de zéro.

8.  posté le 26/08/2009 par Mathieu

Bonjour Fred,

Je n'ai pas vraiment intégré la notion "d'usabilité", est-ce que vous pourriez me détailler un peu ce concept ? :-)
Ce que j'ai apprécié avec ce site c'est la possibilité de créer directement des pages relativement facilement et elles ont tout de suite été accessibles pour ma liste de diffusion. Pas besoin d'installer quoi que ce soit, pas d'hébergeur Internet à choisir chez Ghandi, Amen etc...

9.  posté le 27/08/2009 par Fred

@ Mathieu

Je décris l'usabilité dans le dernier chapitre, n'est-ce pas assez clair ?

Restons dans l'exemple des voitures.
Imaginez que pour démarrer une voiture que vous auriez loué, il faut en fait ouvrir le coffre, puis une petite boîte bien dissimulée, puis enclencher un déverrouillage, puis y mettre la clé.
Là où 100% des utilisateurs s'attendent à mettre la clé près du volant.
L'usabilité de cette voiture serait nulle.

Si pour un logiciel un utilisateur lambda doit chercher et chercher encore comment faire pour executer une simple action (publiier un article, ajouter une page), l'usabilité du produit est mauvaise.

10.  posté le 27/08/2009 par Mathieu

Merci Fred pour cette traduction, car la phrase "L'usabilité, c'est la capacité, l'efficacité et la satisfaction avec lesquelles un groupe d'utilisateurs ciblés arrive à réaliser une série de tâches dans un environnement particulier." me paraissait une belle définition mais je n'arrivais pas à bien la raccrocher à qqchose de concret. L'exemple de la voiture est bon, je comprend mieux maintenant la notion d'usabilité.

Mon expérience EasyWeb a un peu continué depuis mon 1e post, et je crois bien qu'il est possible de publier une page simplement (enfin en 1 clic :-)). Bien sûr, pour créer la page il faut un peu plus de clics car il faut y intégrer du contenu plus ou moins divers (images, texte, photos défilantes...) et avec possibilité de le faire sans passer par une unique zone de texte, ce qui me plait car j'ai une grande liberté de mise en forme des pages (ce qui n'est pas le cas avec les blogs par exemple). En tout cas bien plus qu'avec un blog. A l'utilisation ça me paraît simple.

Enfin bref, les goûts et les couleurs... :-)

Merci pour cet échange en tout cas.

11.  posté le 06/01/2010 par Catherine

Bonjour,
Il y a 10 ans, j'utilisais Golive puis Dreamweaver pour la création de site internet. J'ai un peu délaissé la création pour m'orienter plus vers le webmarketing.
Aujourd'hui je dois créer quelques sites. J'aurais aimé utiliser un CMS. Que me conseilleriez vous ? Les choses ont bien changées et j'aimerais être orientée vers trois solutions les plus utilisées en matière de CMS pour site internet (et non blog) et optimisé pour le référencement.
Merci beaucoup pour vos réponses.
Catherine

12.  posté le 06/01/2010 par Fred

Bonjour Catherine,

Le bon CMS est celui qui :
- répond parfaitement à vos besoins de publication,
- vous parait simple d'utilisation,
- possède des qualités intrinsèques reconnues (code, logique, SEO, ...).

Donc je n'ai aucun autre CMS à vous proposer que TuttiFrutti CMS (voir annonce en page d'accueil).
Car il a été conçu pour justement enlever tous ces gadgets inutiles, ces champs tordus, ces informations dont on ne sait parfois pas comment les remplir faute de documentation, qu'on trouve sur tous les grands cms open source, sans aucune distinction.
Prenez le temps de vous inscrire pour une démo (il y a une petite liste d'attente mais pas bien long) pour vous faire une idée.
Ensuite je vous proposerais de tester d'autres cms open source, puis je vous invite à revenir me laisser vos impressions.

Cordialement,

FB

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